La ville

(Extrait d’un fascicule datant de 1910)

vue aérienneNotre ville à l’époque romaine, était déjà une station importante de la grande route qui reliait Trèves à Bordeaux. La cité « d’Augustomagnus » qui devint « Magnac » était située au nord-ouest de la ville actuelle vers les Tourettes. La pieuse légende de Saint Maximin remonte à cette époque.

Lors de l’invasion des « barbares », Magnac passa successivement sous la domination des Visigoths puis des Francs après leur victoire à Vouillé en 507. Au passage des Normands la campagne fut ravagée mais la ville sut se défendre victorieusement.

La période « féodale » a été marquée pendant longtemps par les luttes soutenues entre les barons de Magnac et le Comte de la Marche leur suzerain. Par deux fois la ville du Dorat qui était restée fidèle à ce dernier, fut prise et mise à sac par son rival. Pourtant le baron finit par succomber. Plusieurs seigneurs de Magnac participèrent aux croisades et l’un deux mourut glorieusement à Laodicée.

Pendant la guerre de Cent ans, Magnac resta fidèle au Roi de France et en 1440 , Charles VII s’y arrêta.

En 1650, Magnac fut érigé en Marquisat pour Antoine de Fénelon, gouverneur de la Haute et de la Basse Marche. Ce fut lui qui fonda le collège et le dota.

La terre de Magnac prit, un siècle plus tard, le nom de « Laval » et devint « Duché-pairie » au profit de André-Pierre, Duc de Laval et Maréchal de France, qui fit du château reconstruit en 1730, le « Versailles de la Marche ».

La vie publique de Magnac-Laval fut agitée pendant la Révolution et, à la demande de la « Société Populaire », le château fut rasé. Depuis lors, notre histoire se confond avec celle du département de la Haute-Vienne.

Si notre ville n’a plus sa ceinture de murailles, elle n’a pas perdu son importance. Située au milieu d’une région riche et fertile renfermant une population active et laborieuse, elle est et doit rester un centre d’attraction pour les habitants des cantons voisins.

panorama Magnac-Laval