Cadran solaire

cadran solaire

En forme de cœur et surmonté d’un médaillon, il est situé sur le pignon d’une ancienne demeure. 

Le cadran solaire est considéré, du fait de sa simplicité, comme l'un des tout premiers objets utilisés par l'homme pour mesurer l'écoulement du temps. Les plus anciens modèles connus, simples cadrans de hauteur, ont été trouvés en Egypte. Un nouveau modèle (le scaphé), basé sur la sphère, fut introduit par Bérose en Grèce au IIIè siècle avant JC; d'autres modèles en découlèrent (hémisphérique, conique, plan, …).

Ces modèles indiquaient des heures inégales qui divisaient le jour, du lever au coucher du soleil, en 12 heures, été comme hiver : les heures d'été étaient longues, les heures d'hiver courtes. Vers le VIIe siècle les cadrans canoniaux apparurent en Europe suite aux travaux de Bède le Vènèrable. Ils assurèrent une transition vers les cadrans solaires à style incliné tels que nous les connaissons aujourd'hui, et dont le principe, provenant de la civilisation arabe, apparut vers les 13è et 14è siècle . L'inclinaison du style a permis de tracer un diagramme de lignes horaires indiquant des heures égales, c'est-à-dire telles que nous les utilisons : un jour, d'un midi au suivant, est divisé en 24 heures, quelle que soit l'époque de l'année.

L'apparition et la diffusion de l'horloge, à partir de la fin du 14è siècle, entraîna le développement de ce type de cadran solaire, puisque ses indications pouvaient être directement comparées avec celles des horloges : le cadran solaire disait l'heure, à charge pour l'horloge de la conserver. Les cadrans firent alors l'objet d'une science, la gnomonique branche de l'astronomie qui connut son apogée au 18è siècle et d'un art, exercé par les cadraniers.